Praetoria Noctis


 
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Sur un trottoir....[Juliet]

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MessageSujet: Sur un trottoir....[Juliet] Sam 29 Jan - 22:53


_______________________________________________

Un soir de pluie et de brouillard,
Quelques taxis passent sans me voir.
Une insomnie qui tourne au cauch'mar.

J'n'ai qu'une envie,
Rentrer pas trop tard.
D'toutes facons,
Je n'voulais pas sortir
Et ce soir, j'avais le blues
Sur le trottoir.

________________________________________________

Un soir de pluie…Je suis trempée….la nuit me parle…elle me raconte l’ennui. Je suis trempée mais pas uniquement par la pluie qui martèle mon visage. J’y suis habitué…oui je sais…je suis souvent, trop souvent ? Trempée par le sang ? Ma jolie robe brille d’un pâle éclat, c’est une couleur qui lui va bien…c’est une couleur qui me dis tout ? C’est une couleur qui me dit rien ? Je ne sais plus…je ne sais point…je l’ai sue. J’ai beau laver et relaver et relavé encore jamais cette couleur ne s’éteint. Un soir de pluie et de brouillard mes lames avaient encore fait leur œuvre coutumière et lacéré maintes et maintes chaires.

Un soir de pluie sur le trottoir, le trottoir ou personnes ne rêve d’être…ou s’entrecroisent les putains…un terrain ou se meurt les chiens. Sans aucun doute on ne rêve pas d’y passer la nuit, hormis ces hommes loin d’être chastes qui entre les bras de ces femmes se prélassent. C’est vrai, c’est pas un coin très réputée, oui c’est un lieu mal famé…moi je m’en fous j’suis pas gentille, j’achèverais les opportuns même en guenilles. Entre les boites de streap-tease, les chiennes qui marchent de long en large, les chambres d’hôtels d’ou parviennent des bruits dans la plupart des cas suspects, les pauvres alcoolos, les camés ou autres loques jonchant le sol, dans les vapes ou ivres mort. Ivre mort…je les envie…au moins leur existence ne fait pas de bruit. Moi y a toujours un bruit de liquide qui coule…

Mais pourtant je suis là, adossée à un mur trempé mais les gens d’ici il me regarde pas…ici on peut crever la bouche ouverte sans un murmure alentour alors ici je suis bien, ici je ne suis rien. Je ne suis rien nulle part. Je suis la, aiguisant mes lames, allumant une clope, comme ça, pour passer le temps…J’attends…

J’attends depuis maintenant deux bonnes heures sans savoir vraiment quoi, ou peut-être que je le sais très bien et que je fais semblant d’ignorer, oui ce serait bien mon genre.

Peut-être que je l’attends sans vraiment m’en rendre compte.

Mais…je ne comprends pas….Je soulève une manche, regardant une cicatrice, repensant à cette nuit ou elle m’avait été durement infligée, nos deux sang mélangés sur les tombes de marbre glacées. Je frisonne puis je souris, ou plutôt j’esquisse un sourire, car sourire réellement, je ne sais pas…

Suis-je venue ici dans l’espoir d’une vengeance…une revanche contre la chienne auteur de mes blessures ?? On dit que les putains ont du cœur…Elle c’est une putain n’est ce pas…Si les putains ont du cœur…dis moi Juliet, pourquoi ?

Elle
à l’allure d’une putain alors je pense que c’est ce qu’elle est. C’est pour ça que je suis venue, pour la voir en espérant très fort qu’elle fasse le trottoir tous les soirs et que je la trouve pour lui parler ou pour l’agresser…lui parler…lui dire que je veux pas dormir…que je me destine à une vie de martyr…que je veux me venger ? Je veux me venger…je veux me ven…je veux la voire ?
Je vous dis je ne sais pas, je ne sais plus ce que je dis….l’ai-je sus un jour. Je suis…folle ? Oui c’est ça, on dirait bien…

Juliet ?
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MessageSujet: Re: Sur un trottoir....[Juliet] Sam 29 Jan - 23:18


Je sais plus si j'ai mal.
Ou si c'est l'habitude d'etre toujours celle qui chiale et qui se prend tous les murs.
Je sais plus si j'ai froid. Ou si c'est le vide qui me glace les os et puis les doigts quand ça devient.. trop dégueulasse...
Je sais plus si je reve encore, ou si mes songes meme sont morts.
Je sais plus si j'attends, si je fais juste semblant.
Je sais plus si je veux mourir ou si je veux croire toutes ces conneries.

Je sais plus si je cicatrise ou si je pisse encore le sang...
Je sais plus si je reve encore... Ou si mes songes, meme sont morts.. ?

J'ai le coeur en panne. Je ne crois plus au soleil comme croyaient les Incas. Je ne crois plus au soleil comme y croient les enfants. Je ne crois plus qu'à la nuit. A sa dureté certaine. A ses filles qui comme moi racollent sur le trottoir. Parce que... Oui, je suis une fille du trottoir. Je suis une fille de la nuit. Je bosse... Ce soir, je voudrais qu'elle soit la... Je voudrais... Qu'elles soient la. Je voudrais... Qu'on me dise qu'on m'aime. Je voudrais qu'on ne me quitte plus. Je voudrais... Je voudrais beaucoup trop de choses. Parce que sans amour... A quoi ça sert de vivre libre ? Sans amour... La vie ça n'existe pas. Quand je brule c'est que j'ai froid. Sans amour, le soleil n'est qu'un décor pour un jour, un point blanc, un astre mort qui ne touche pas mon corps ? Moi je cours après les trucages, je me saoule d'éclairage de faux-jours. Ma vie ce n'est qu'un maquillage je me gourre... ? Qu'importe... Moi le rire ça n'existe pas. Quand je ris c'est que j'ai froid... Moi je tourne sur un pied comme une jolie toupie. C'est un peu ce que je suis... Au fond, une jolie toupie. Juste agréable à regarder. J'ai mes larmes nouées de stress. Ma vie ça devient quoi ? Ma vie ça devient n'importe quoi. Ma vie ça devient rien. Je ne l'avais pas vue comme ça.

Je ne l'aurais pas imaginée comme ça.

Moi j'imaginais etre heureuse. Moi j'imaginais... des études, un prénom, un nom, un empire.... de l'amour ? Au lieu de ça... ? J'ai eu... la solitude, les trottoirs, l'héroine, le shit, la marijuana, la blanche columbienne, et tout ce qui ramène à la déchéance.
Chacun le sait... Les putains... c'est comme ça... ?
Et pourtant... Parfois, je ne crois pas voir mon ame... plus noire que celle des autres femmes. ? Si.... ? Mais pas pour les bonnes raisons... Peut etre... ? Peut etre...

Ca ne fait rien... ?

Et je suis encore là. A errer dans les rues de Londres. Comme une ame en peine dont le ciel ne voudrait pas. Oh loin de me pamer, ciel reprends moi... J'ai pas ma place ici ? Ciel reprends moi. Une putain ça sert à rien...

& ce soir je pense encore.. A elle. Chimène... elles... Tiens.. Lucie... Chimène... Lucie... Chimène... Nala... Na...la.... ?
Pourquoi... ? Je suis petit papillon pour elle. Elle c'est une enfant pour moi... ? Nala, peut etre que... elle voudra se venger ? De ce que je lui avais fait ? Ou peut etre pas... ? Peut etre que j'ai tout faux... ? Peut etre que... ?

Qu'importe... ?

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MessageSujet: Re: Sur un trottoir....[Juliet] Sam 29 Jan - 23:44


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La pluie mouille de plus en plus le trottoir…cette atmosphère humide le souille, non c’est moi qui souille le trottoir ? C’est les putains aux yeux clairs ?? Les putains sanguinaires ? C’est bête moi qui m’était apprêtée…un peu…pour ce soir, tout a coulé, tout a été aplatit par la pluie…tout est noir…je suis une ombre. Oui je ne suis qu’une ombre, n’est ce pas ? Et toi Juliet t’en pense quoi ?

Une de ces putains qui n’ont pas de vie, qui ne font que coucher passe devant moi, elle énonce son forfait à voie haute mais non je ne suis pas intéressée, je ne suis pas comme ça. Pour coucher il faut de l’amour et moi l’amour je ne connais pas, je ne connais plus ou alors …Juliet elle n’est pas comme ces filles…elle ça lui fait mal de coucher ? Dites moi que son cœur est blessé. Elle, elle sait aussi tuer…Non je raconte n’importe quoi et pourtant je n’ai pas bue…ou je n’ai rien consommée d’illicite…ma seule addiction c’est le rubis…c’est le vermeille mais je suis folle que voulez vous, à toutes heures du jour et de la nuit, je raconte des conneries.

Je me redresse, époussette d’un geste machinale ma robe même si elle est déjà dans un état déplorable…La rue est plus déserte que toutes à l’heure, à première vue ce n’est plus l’heure de pointe des putains, elles ont toutes trouvées chaussures à leurs pieds et rentrent précipitamment dans des hôtels. Leurs yeux délavés par la lassitude…Je désespère de trouver Juliet alors je repère un bar pas loin, il n’a pas trop l’air d’être mal famé. Tant mieux, je n’ai pas la tête à trancher des membres aujourd’hui…

Je ressors une heure et demie plus tard…grosso-modo plus tard, faut dire que je suis plus très sobre, j’ai peut-être un peu trop consommé. Mais on ne peut pas m’en vouloir, qui n’a jamais fait ça…moi je suis une fille de contoire, une fille du coin de la rue…une fille qui a un peu trop bu. Boire pour oublier toujours un peu plus. Boire pour noyer son âme qui pleure, son cœur qui saigne, sa vie qui bascule, sa tête qui ne tourne déjà pas très rond. Boire pour espérer mourir et enfin s’assoupir pour ne plus jamais se réveiller. Boire car après toutes ces années, respirer nous est devenue quasi-impossible.
Alors c’est peut-être le fruit de ma buverie abusive quand je sors toute titubante et à peine capable de me tenir sur mes jambes.

Juliet


Vais-je la voir apparaître ce soir ?

Juliet


Tu me regardes ?

Juliet

Tu penses à quoi ?


Comme un papillon…
Je regarde la route et je déboule sur la chaussée…Je ne la verrai pas ce soir ?? Hein ? Je martèle les pavés et je tourbillonne aux yeux de tous, vibrant d’un rire…effrayant ? La pluie me fouette et je…m’en fous ?
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MessageSujet: Re: Sur un trottoir....[Juliet] Dim 30 Jan - 16:16


Moi j'aurais voulu ne jamais toucher les hommes d'un soir. Moi j'aurais voulu ne jamais toucher les hommes qui ne reviennent que pour baiser.
J'suis crue. J'suis cruelle à vie. J'croque la vie et les ruelles dans mes écrits.
Okay on y croit pas... Mais moi c'est surtout les ruelles...

Les hommes sont pauvres diables. Je les hais. Et pourtant.... Ils marquent ma vie à l'amour. Ou plutot... A la mort ? Parce que.. Coucher sans amour... C'est coucher avec la mort non ? Qu'importe. J'suis... Laissez tomber.
Ce soir... Nala... Je pense à elle. Je pense souvent à elle... Elle, si belle. Elle , si folle... Moi je me sens vulnérable, misérable, pauvre folle...
Nala... Chimène.. Lucie... Un coeur ça doit se dresser... Peut etre...

& ... elle est là... ?

Ce n'est pas du Rimmel sur mes yeux... Ni du rouge à mes lèvre, c'est pas ce que tu crois... juste que c'est beau... Ce n'est pas ma robe qui vole un peu... Pas pour que tu vois mes jambes c'est pas ce que tu crois... Juste que j'ai chaud...
Ce n'est qu'une chanson d'ami... D'ami pas d'amour... Ce n est qu'une chanson d'ami... Promis... Pas d'amour. Je ne t'aime pas.. Je t'aime bien.

Ça n'est pas ma main là dans la tienne, ta veste sur mes épaules, non c'est pas ce que tu crois. Juste que j'ai froid... Ce n'est pas ma main là qui te gène... Je sais, ce n'est pas drôle mais c'est pas ce que tu crois...

C'est... juste comme ça...
Promis... Ce n'est qu'une chanson... Promis... ?

Je... t'aime... ? Bien... ? Promis... C'est pas pour ça que je pleure si c'est ce que tu crois, tu t'es trompée... C'est... juste comme ça...
Ce n'est... qu'une chanson, promis... je ... t'aime ?
Mais... Ca fait rien ?

Elle tombe à mes pieds. Et moi je la regarde. Je la regarde. Je la regarde. Je ne fais que ça... Elel est si belle... Qu'elle crèverait meme les yeux d'un aveugle. Elle est... si belle... si forte qu'elle se brise ? Et doucement je me baisse jusqu'à elle. Et les étoffes de nos tissus se frolent. Les plis de ma robe pourprée ont perdu de leur éclat. Mes larmes aussi... Je ne l'aime pas. Je l'aime bien... ?
D'un geste lent, je repousse quelques mèches de ses cheveux. Pour dégager son visage. Son beau visage qui devrait en troubler plus d'un et qui pourtant inspire la peur plutot que l'amour . Moi c'est l'amour qui me fait peur... Qu'importe, je m'égare.

« Nala. »

Je ne t'aime pas... Je t'aime ... bien.
Je ne t'aime pas... Je... T'aime... ?

.. & ça fait rien... ?

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MessageSujet: Re: Sur un trottoir....[Juliet] Lun 31 Jan - 22:33


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Moi j’ai mal ? Pourquoi ma robe est pourpre ? Pourquoi tout c’que je vois c’est rouge ? Même le bleu de mes yeux je crois qu’il s’est fané…à force d’aimer ? Non ça je sais pas faire…A force d’espérer ? D’espérer être aimée ? Mais la dame elle reste belle…j’essaye, je tourbillonne. Comme un papillon ? Non le papillon c’est pas moi c’est elle…Elle a dit que je n’étais qu’une enfant. C’est faux, elle a raison. Qu’est ce que je raconte, je défaille…sur ses lames je m’empale ? Mais je m’égare. Faut que je reste belle même si je ne souris plus, même si j’ai trop vécu, même si mon cœur n’est plus. Mon cœur il est de pierre, autre fois il était de verre mais un souffle de vent l’a fait voler en éclats. Je ne sais pas recoller les morceaux, je ne veux pas…

Baptisé avec un nom parfait, doutant au plus profond de son cœur, seule lorsqu’elle n'est pas elle. La guerre entre elle et le jour, elle a besoin de quelqu’un à blâmer, en fin de compte, il y a peu de chose qu’elle peut faire seule.
On avait voulu de moi la perfection, l’incarnation de la douceur, la beauté divine, le courage et la gentillesse et moi j’étais devenue l’opposé, un fléau, un cauchemar, une folle ? Oui…oui c’est ma nature. Et je ne peux pas la renier, pas si on regarde mes yeux…oui mes yeux ils sont bleus mais derrière il y a autre chose…Jouez aux devinettes avec moi et regardez moi bien dans les yeux. Oui c’est là une lueur de démence…je crois.

Et mes yeux ils sont beaux, ils sont clairs…au delà d’eux existe tout ce que j’espère non ? J’espère quoi ? Est-ce qu’une chienne comme moi ça a ce droit là ? J’avoue que je ne sais pas. Combien de pauvres idiots innocents, combien de victimes abjectes et répugnantes, combien de victimes méritantes, combien de victimes inconscientes ont plongé leur regard dans le mien ? Combien d’instants de folie ? Peut-être une centaine…peut-être un millier ? Mais pas un milliard…un millier ? Peut-être plus…qu’en sais-je ? Qu’en ai-je à faire ?...

Juliet aussi elle est belle. Elle n’est peut-être pas pure, elle est peut-être souillée dans tous les sens du terme mais son beau visage, lui, il dit le contraire. Juliet…Juliet…est ce que j’oserais un jour lui dire qu’elle est belle à….Juliet….Est ce que j’oserai un jour prôner la douceur plutôt que la haine ?

Tu crois mais que ce que tu vois, tu reçois mais que ce que tu donne.
Je ne crois en rien ci ce n’est peut-être…si ce n’est peut-être…Laissez tomber. Et moi je ne donne rien, je préfère ôter tout sur mon passage oui. Un souffle de vie, un souffle de vent, un regard à la dérobé, un sourire de dément…Oui c’est ce que je suis. On le sait très bien les chiennes, les assassins ça ne croit en rien. Ça a pas le droit ?

Séparé de la meute errante, dans cette brève fuite du temps, nous nous tenions la main , pour eux, ceux qui défi.
Loin de tout rapprochement avec les êtres humains et les sorciers, je ne suis pas comme eux je suis cruelle, je suis un assassin…j’ai du sang sur les mains. Oui mais le sang c’est joli aors c’est pas grave ? Alors c’est pardonnable ? Juliet aussi…c’est une assassin…Oui au fond nous sommes pareilles…nous avons les mêmes idéaux…un peu…je l’espère…je crois…je m’en fous…ou pas…je l’aime…pas…je l’aime bien…je n’aime rien ?

Caresse la, l'Eternelle, la pluie dans ton cœur vient, les larmes de douleur blanche comme la neige, caresse celui, l’Amaranth caché, sur la terre de l'aube.
La pluie moi elle a toujours possédée, manipulée mon cœur, depuis toujours et jusqu’au bout…encore plus aujourd’hui surement. Je m’étais promise d’être sans cœur mais c’est ceux qui disent ça qui souffre le plus…Quand il n’y a pas d’Amour il n’y a que la mort…oui c’est sans doute réel. Pourtant mon cœur de pierre jamais ne pourra être ouvert. Je m’ refuse. Je creuse ma tombe et un peu plus chaque jour je m’enterre. Sans aucune prière.

Moi sans amour mon cœur a en quelques sortes cessé de battre…alors c’est pour ça que je repends la mort…non je suis folle. Je raconte conneries sur conneries mais les larmes, maintes et maintes fois elles ont mouillées mes joues si bien qu’à présent c’est tabou, ce sont les faibles qui pleurent…et moi je ne serais pas faible tant qu’il y a de la rancœur. Oui je ne m’autorise plus de sentiments ci ce n’est l’ivresse…la douce frénésie de la douleur.

Atteindre, chercher pour quelque chose intouchable, entendre les voix de l’appel de l'Eternelle.
Oui les humains font ça si souvent, ils passent leur vie à essayer d’atteindre quelque chose qu’ils ne voient pas mais c’est impossible. Moi j’ai arrêté.

Alors je suis là à choirez aux pieds de celle qui devrait me comprendre, à moitié saoule, dans la puanteur du sang, étroitement serrée dans mes vêtements poisseux et collants, misérable. Je suis là passive face à celle que je devrais haïr, que je devrais anéantir. J’ai mal vous savez ? Cette fois pas d’une douleur qui fait du bien. Mais ça ne me dérange pas tant que je peux la voir, voir son beau visage et lui dire quelques mots qui certes ont peu de sens…Juliet.

La pluie continue de tomber ne nous épargnant pas, nous qui jouons une drôle de scène pour les passants. Comme une mauvaise pièce de théâtre qu’on aurait put nommer « la putain et l’assassin ». Mes genoux prennent la marque du sol à force d’être appuyés contre et mes chevilles sont engourdies. J’ai l’impression, l’agréable impression d’être ailleurs, peut-être au paradis, alors c’est pour ça que je la vois, un ange….mon ange ? Mais non suis-je bête le paradis…les gens comme nous ne mérite que l’enfer et l’éternel calvaire qu’impose une vie de pêcheur, de traitre et d’impur. Juliet c’est l’ange d’une autre…Chimène…l’ange de Chimène. Juliet c’est pas une sainte c’est un assassin.

Ma coiffure ne tient véritablement plus, mon mascara a dut couler, mon rouge-à lèvre bavé. Mes yeux sont surement rougis par les larmes que je tente désespérément de retenir. Moi qui fut jadis si belle et apprêtée, j’ai l’air d’une putain des cartiers mal famés…Juliet….Juliet….Juliet c’est pas pareil c’est peut-être une putain mais…c’est la plus belle des putains…c’est la plus fière ? Non…mais Juliet je la connais pas. Moi qui ne devais plus, je pleurs.

Une putain ça n’a pas d’honneur si ? Parce que moi non plus, l’honneur, je l’ai perdu.

-Juliet…

Elle dégage, maladroite et mal assurée, quelques mèches de cheveux qui me barre le front, oui là je la vois mieux…elle est belle Juliet. Est-ce qu’elle a fait son boulot de putain ce soir ? Est ce qu’elle a permis à des hommes de la souiller encore ? Toujours ? Une putain si ça n’a pas de cœur ça a rien ? Si ? Ca doit être ravagée tout les matins…Juliet elle a un cœur ? Juliet c’est pas une putain ordinaire. Est-ce qu’elle pleure ? Est-ce qu’elle rit ?

Je ne vois plus rien, je ne sais plus rien. Et je crois bien que les larmes si longtemps retenues, coulent à présent sur mes joues.

Caresse la, l'Eternelle, la pluie dans ton cœur vient, les larmes de douleur blanche comme la neige, caresse celui, l’Amaranth caché, sur la terre de l'aube.
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MessageSujet: Re: Sur un trottoir....[Juliet] Mar 1 Fév - 12:17


Ca s'ignore comment la tristesse? Comment cacher ce qui nous blesse ? A ceux qui demandent si ça va... On peut pas répondre ça va pas... Et personne ne sait consoler. Un vague à l'âme trop singulier. Ils vous répondent ça va passer... Mais moi je sais que ça va rester. C'est une histoire de loups... Tenez, regardez nous... Je n'ai pas bougé.. elle voulait me parler... ? Ses grands yeux imploraient un pas de plus ? & je voulais enlacer. Moi je n'ai pas bougé... ? Je voudrais lui parler... Lui raconter ces histoires... De loups... ?

Pleurer... en silence... Quand l'orgueil s'en mêlent ? Faut que je reste belle... Oh...On me regarde....

Alors j'aurai mal en silence. Et je crierai sans faire de bruit. Il faut que je rie il faut que je danse. Je voudrais pas que ma douleur s'ennuie. Et personne ne sait consoler. Un vague à l'âme trop singulier. Ils vous répondent ça va passer... Pleurer... en silence... Quand l'orgueil s'en mêlent. Faut que je reste belle...
On me regarde... ?

Les poissons ne pleurent pas. Ou alors ça ne se voit pas. Peut-être nagent ils dans leurs larmes ?... C'est un chagrin qui a du charme...

Nala... Je suis baissée à ses cotés. Je suis blasée à ses cotés. Je suis blessée... ? Mais j'aurai mal en silence... Il faut que je reste belle... Je pleure en silence, parce que l'orgueil s'en mele... Mes larmes coulent mais mon coeur pleure encore plus fort.
Je crois qu'il pleut sur mon coeur comme il pleut sur la ville... Sauriez vous quelle est cette langueur qui pénètre mon coeur.. ?
Sans amour & sans haine... ?
Mon coeur a tant de peine... Mon coeur a tant de peine...

Mais c'est un chagrin qui a du charme. ? C'est mon secret... Personne ne sait ce que vraiment je suis. Dieu et dans l'enfer, ne savent pas encore vraiment ce que je suis.. Le ciel ne veut pas de moi. Alors tu m'ouvriras tes bras ? & c'est à coup de foudre , que tu es tombée du ciel. Nala tu sais, je suis ange et démon, je suis prete à me battre. Mais moi je bats des ailes... & je tombe.

J'écoute son coeur battre. Peut etre... ? Non, je ne dis rien. Le mien se casse. Si comme du verre.. Du cristal qu'on éclate avec juste une simple pression entre les doigts. Je viens du ciel, mais les étoiles... sont éteintes. Nala elle est... comme moi ? C'est une louve. Une carnassière. Une femme assassine... Une femme...

Magnifique... ?

J'aimerais beaucoup etre un ange... ton... ange... ? Mais peut etre que c'est trop haut pour moi... Trop haut pour une putain comme moi... Peut etre que je devrais juste etre ta rose... ? Je ne suis qu'une naufragée revant d'etre capitaine. Moi je n'ai qu'à vous donner mon ame, mais le diable est passé de bonne heure. Chimene a eu mon coeur. Lucie a eu mon corps. Nala... ? Mon ame... ? Peut etre... ? Je sais pas. Je sais plus. Je sais plus rien.
C'est une aventure et moi j'ai mis les voiles. J'ai peur Nala... Je crois que je n'ai jamais eu peur dans ma vie... Mais j'ai peur... ? J'ai peur ... Je crois que j'ai peur... ?

Ou peut etre que ce n'est encore qu'une illusion... Une illusion... de douceur... ? Non, la douceur on ne sait pas faire ça... Non... Pas... ? J'ai les yeux dans les siens. & la pluie mouille nos deux corps. La pluie nous baptise nous, meurtrières.... La pluie, le sang, notre ostie, la pluie... Je ne fais pas semblant d'aimer. Je crois que j'aime pour de vrai ? Je crois que j'aime pour de grand... ? Ou pas... ? Je sais pas... Qu'importe d'ailleurs ? & nous, nous sommes encore là. Inondées de notre haine, inondées par la pluie, inondées par quelque chose qu'aucune de nous deux ne comprend j'en suis sure. Agenouillées toutes les deux sur les pavés. Agenouillées toutes les deux sous la pluie. J'ai l'habitude... d'etre agenouillée... vous savez... la dernière fois que je m'étais mise à genoux c'était pas.. pour prier.

Elle répète mon nom. Juliet. Oui c'est moi je sais... Je suis douce... Un peu. Je voudrais etre tendre. Je sais que je fais mal à Chimene en faisant ça. Pourquoi je le fais alors... C'est tellement plus fort que moi. Et Nala... Est si belle.

« Nala. »

Je... Crois que j'aime... ?


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MessageSujet: Re: Sur un trottoir....[Juliet] Mar 1 Fév - 13:18


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Nous sommes toutes deux damnées, deux anges voués aux enfers…deux jolis anges…Non les anges sont immaculés, ils sont purs et moi comme toi nous sommes souillées. Alors nous sommes des anges noirs ? Y a ange dedans alors c’est pas vraiment grave...Que doit-on faire pour que l’on pardonne…un à un nos pêchés ? Je n’ai pas vraiment envie d’être pardonnée, pas tant que je suis folle, tant que je suis meurtrie…Juliet…oh Juliet…tu restes avec moi…Tu sais dans le noir au fond il fait froid…

J’ai pas envie de me souvenir des passages heureux de mon existence quand je suis avec toi je veux gommer la case amour car…on est des chiennes. Dis des chiennes ça aime pas ? Racontes moi. Moi j’aime plus, non j’ai jamais su ? Si j’ai su…Il a toujours mon cœur ? L’homme de l’ombre il retient prisonnier mon cœur de verre. Non…je suis bête, mon cœur il est cassé. Dis moi dis moi Juliet que tu es comme moi…dis moi que ton cœur aussi il s’en va, loin d’ici. J’ai peur…j’ai froid…Tu sens mon cœur qui bat ? Je crois qu’il t’appel…non je suis stupide, l’amour on ne connait pas l’amour on en veut pas…mais sur ce point là je suis seule…oui…toi l’amour tu l’a. Oui tu l’a elle n’est ce pas ? Je le sais Juliet ne me ment pas.

« Juliet…Comment…comment tu vas ? »

Stupide comme question pour une fille agenouillée à même les pavés. Les filles comme moi ne devraient pas parler, elles ne devraient pas avoir le droit. Si on ne parle pas on ne souffre pas ? A partir d’aujourd’hui je me tais…ou pas. Avec toi j’ai envie de parler Juliet mais je suis idiote ne t’en fais pas, y a bien un jour ou ça m’passera. Comment peut-on échanger des paroles badines quand les passants nous violent de leur regard ? Dis c’est le sang sur nos mains qui les obsède?

Tu l’as dis toi-même je suis comme une enfant…C’est pour ça que je pleure ? Je me relève, je la regarde…Juliet comme elle est belle. La nuit c’est sa nature, la nuit elle l’endure. Moi la nuit je ne suis rien, ma vie n’a plus de sens, ma vie est juste intense. Je suis éreintée, j’vais finir par crever. Est-ce que ça sera dans tes bras Juliet ? Non j’ai pas le droit. Toi l’amour tu l’a, je ne devrais pas être là. Et pourtant ?

-Viens…viens…ne restons pas là…Allons ailleurs !

J’écrase durement avec mon pouce une larme égarée sur ma joue, entaillant un peu ma pommette avec mon ongle au passage. Je passe une langue timide sur le liquide rubis et je me retourne de nouveau vers elle. Mais ou peut-on aller quand on est dépravée ? Ou peut-on aller quand on est fatiguée ? Je ne veux pas savoir, ça fait trop longtemps que tout est noir. Ca blesse, oui ça blesse de chercher la lumière. Alors on abandonne laissant la tache à un tiers. J’ai trop parlé à tort et à travers. J’aimerai rembobiner, rattraper les paroles, rattraper les sanglots…Ce n’est pas digne de moi. Mais à Juliet, je lui tends la main.
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MessageSujet: Re: Sur un trottoir....[Juliet] Mer 2 Fév - 17:03


Nous sommes des enfances volées elle et moi. Nous sommes... Vouées à l'échec. Quoi qu'il advienne. Come what may comme on dit. Vous voulez que je vous dise... Comment j'ai peur. Comment j'ai froid. Quand elle est la... ? Je sais pas. C'est stupide les sentiments. C'est tellement stupide... C'est bete à pleurer. Je m'étais jurée de ne jamais en avoir. Sauf pour ma douce Chimene. Mais peut etre qu'au fond... Les folles ça a aussi besoin d'amour... ? Ca a autant besoin d'affection que les autres gens. Les gens sont nuisibles. Ils veulent m'enfermer. Mais je ne me laisse pas faire. Je ne suis pas une fille facile, malgré les apparences. Je ne suis pas si forte que ça... Je suis... Faible et lache. Je suis... Artificieuse et artificielle. Je suis... Tout ce qu'une femme ne devrait pas etre. Et j'aime... C'est je crois, ce qui causera ma perte.

Elle... Elle cause me déraison. Chimene... Mais chut, je ne vous parlerai pas d'elle. Parce que je n'en ai pas envie. Parce que les mots sont futiles. Parce que les phrases sont inutiles pour décrire pareille passion. Parce que... Parce qu'elle n'est pas la seule. Elle le sait bien... Elle en souffre je crois. Moi aussi j'en souffre. J'en crève crois moi. Je voudrais tellement etre fidèle. Je voudrais tellement qu'elle soit fière de moi. Je voudrais tellement... Tellement de choses qui ne se disent pas. Mais je ne suis qu'une sombre assassine souillée du sang qu'elle porte dans les veines. Alors... Je n'ai plus grand chose à perdre. Elle n'est pas la seule... Non, il y a Lucie. Il y a... Nala... ? Nala c'est plus compliqué. Avec Lucie c'est le charnel avant le reste. Ca ne rentre pas dans la case des sentiments. Je ne l'aime pas. Mais Nala... Je ne sais plus ou j'en suis.

Elle me demande comment je vais. Et comment pourrais-je aller... Belle Nala, tu le sais bien... Je ne peux pas etre heureuse. Tu... Le sais bien... ?

« Je... Plus ou moins. Et toi ? »

Demi sourire sur mes lèvres. Je me fais tendre pour elle. Je voudrais tellement l'etre pour de vrai. Elle se relève. Moi je lui tends la main. Pour l'aider à se redresser. J'ai mal Nala. Si tu savais comme j'ai mal. J'ai mal de quoi... ? Je sais pas. J'ai mal de ne pas etre loyale. J'ai mal de trahir ma soeur. J'ai mal de lui faire mal aussi. Je sais que ce n'ets pas bien. Je sais... Que je ne devrais pas faire ça. Je sais... tout ça. Mais pourtant je le fais quand meme. Nala, comprends-tu ça... ?

Elle me propose d'aller ailleurs. Je souris. Je veux bien... Les passants nous fixent comme si nous n'avions ni yeux ni jambes. Comme si nous venions d'une autre planète. Peut etre qu'au fond nous ne sommes pas d'ici... peut etre qu'au fond... Nous sommes.... D'ailleurs. nous sommes folles. Nous sommes belles. Nous sommes rouges de sang et noire de la mort. Nous sommes des anges de la mort. Ouais c'est ça. Des anges... De la mort.

« Allons ailleurs. »

Lentement j'attrape son poignet. Avec toute la délicatesse dont j'étais capable de faire preuve, et je l'attire vers moi pour déposer un chaste baiser sur son front. Puis je la traine un peu plus loin. Je la laisse nous guider. Parce que moi je n'y vois plus grand chose. Mes yeux sont embués et mon coeur bat trop fort.

Nala... Guide nous. Je ne sais pas ou aller. je suis comme un ange à qui on a coupé les ailes. Je suis... Je me perds un peu.


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Sur un trottoir....[Juliet]

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